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Description du jeu
Jusque là, c'est-à-dire jusqu'à l'arrivée de Battlezone, les jeux de stratégie tels qu'on les concevait (Command & Conquer, Warcraft, Starcraft, Dark Colony, Age of Empires, Alerte rouge, Total annihilation et autres, nous gratifiait d'un mode en deux dimensions isométriques dans lesquels le joueur reprenait les attributions du commandement militaire envoyant au casse pipe les troupes sous son commandement sans risque , pour celui-ci, d'une implication personnelle sur le terrain. La perte d'une unité ne coûtait pas plus que les ressources nécessaires à sa reconstruction.
Battlezone était le premier jeu à renverser totalement cette tendance en provoquant une petite révolution dans le monde du jeu de stratégie. En effet, plutôt que de se trouver à la place du stratège militaire assis devant ses cartes, le joueur prenait la place d'un commandant d'unité (en vue subjective, c'est à dire avec une vue à la première personne), envoyé sur le terrain (fréquemment hostile) où il encourait les mêmes dangers que toute autre unité sous son commandement. Mais ce n'étaient, certes pas, les seules grandes innovations qu'apportait Battlezone.
Avant tout, évoquons quelque peu le background du jeu. Contrairement à ce qu'on nous avait toujours affirmé, la conquête de l'espace n'avait pas commencé, fin des années 1960 par les premiers pas de l'homme sur la lune mais bien une dizaine d'années avant, au début de la guerre froide. C'est à cette époque que des militaires américains découvrirent les résidus d'un minerai extra-terrestre (dénommé bio-métal) sur le sol des Etats-Unis (à Roswell, je crois: d'ailleurs j'ai les photos quelque part). Ce minerai extra-terrestre permit de faire des découvertes extraordinaires en matière de technologie intersidérale. Cependant, les militaires arrivèrent rapidement à la constatation que les planètes du système solaire recelaient, à des degrés divers, bien plus de bio-métal que l'on avait pu en découvrir sur le sol américain. Il fallait donc absolument récolter ce minerai là où il se trouvait en développant, en secret et sous couvert d'une conquête spatiale bidon (comme le programme Apollo et les voyages vers la lune, par exemple), une autre conquête spatiale bien plus poussée, grâce à ce fameux bio-métal. Des vaisseaux spatiaux et des armements nouveaux (n'oublions pas que c'étaient des militaires) furent construits dans le plus grand secret avec des technologies inimaginables pour l'époque. Pendant que le monde s'émerveillait à la vue de l'alunissage des premiers humains dont le voyage s'était effectué dans une boîte de conserve branlante, une petite armada filait (avec un matériel, disons-le, à la technologie alien) sur le côté caché de la lune pour récoler le très précieux et tant convoité bio-métal. Ce sur quoi les militaires américains n'avaient pas escompté c'était que, pendant cette même période, les soviétiques avaient connu les mêmes événements puis en étaient arrivés aux mêmes découvertes et conclusions.
Et qui croyez-vous que les américains rencontrèrent sur la face cachée de la lune, hein ?
Mais non, pas tintin et Milou en compagnie du capitaine Haddock. Oui ! C'est cela même: les russes ! L'ennemi héréditaire du moment. Ceux-ci, équipés de manière similaire, étaient aussi à la recherche du fameux bio-métal. Pas la peine de préciser qu'aucun des deux protagonistes en présence n'envisageait, ne serait-ce qu'un seul instant, l'idée généreuse d'un partage équitable. On allait donc pouvoir s'en mettre plein sur la tronche pour pas cher et qui plus est, à l'insu du reste de la planète entière restée à l'ère primaire du moteur à explosion et de la machine électrique à faire le café. Quand je vous disais qu'on nous cachait quelque chose...
Donc, au commencement du jeu, le joueur était envoyé (virtuellement) sur la lune, à la tête d'une section de récupération. Celui-ci allait devoir faire affronter les forces soviétiques pour réussir la mission que lui avait confié son état-major. Comme dans tout bon jeu de stratégie, les éléments de base se composaient d'une ou de plusieurs ressources et une ou de plusieurs unités de construction. Ici, il y avait encore une innovation en ce qui concernait les ressources. En fait, il n'y en avait qu'une seule ressource énergétique: le bio-métal. Contrairement à d'autres jeux, cette ressource ne s'extrayait pas du sol mais se récoltait à sa surface. Contrairement encore à d'autres jeux, il se retrouvait éparpillé en de toutes petites quantités. Le joueur devait construire les unités susceptibles de pouvoir le récupérer. Pour convertir ce bio-métal en véhicules militaires, le joueur installait son unité de transformation (le recycleur) sur une source naturelle d'énergie: un geyser. Cela supposait de déterminer un point de fixation précis pour l'établissement d'une base de commandement. Si l'emplacement ne se révélait pas idéal, il fallait tout remballer et se déplacer ailleurs.
L'idée géniale était ici: pour obtenir plus de bio-métal alors que celui-ci se faisait très rare sur le terrain, le joueur pouvait détruire les véhicules adverses et ainsi récolter les unités de bio-métal perdues par ces derniers. Et là, s'installait une toute autre stratégie !
Je m'explique: dans Battlezone, on récolte communément le minerai disponible en surface grâce à des véhicules destinés à cet effet. Plus le bio-métal se trouve loin de la base, plus le temps nécessaire à sa récolte est prolongé. Maintenant, considérons que le camp ennemi soit venu attaquer en force celui du joueur et qu'il ait perdu plusieurs véhicules dans l'aventure. Paf ! Voilà du bio-métal tout proche et facilement récupérable, permettant de reconstituer rapidement ses forces. Vous comprenez ?…
Il en était de même lorsque le précieux minerai venait à manquer. Il fallait récupérer celui de l'ennemi ou, en dernière extrémité, recycler ses propres véhicules et bâtiments !
Ca vous change du traditionnel ça, madame.
Autre ressource du jeu: le personnel (les pilotes). Pour sa base, le joueur recevait un nombre prédéterminé de pilotes (8, 12, 16,etc...) qu'il affectait automatiquement chaque fois qu'il construisait un véhicule. Lors des combats, lorsqu'un véhicule était détruit, son pilote était automatiquement éjecté. Il était donc récupérable s'il rentrait sain et sauf à sa base. Une des priorité était donc de l'escorter et lui apporter assistance. On comprenait alors rapidement tout l'intérêt du combat raproché et le fait d'avoir à cocooner ses pilotes pour espérer les récupérer vivant, car l'ennemi n'hésitait pas une seule seconde à les éliminer s'il venait à les découvrir (et réciproquement). On pouvait encore obtenir d'autres pilotes en construisant des baraquements appropriés mais moyennant un surcoût en bio-métal. De plus, le joueur qui, en tant que commandant d'unité, pouvait piloter n'importe quel véhicule. De ce fait, il se trouvait dans la même situation que ses pilotes: extrèmement vulnérable sur le terrain, lorsqu'il était hors d'un véhicule. On dit souvent: se retrouver à poil et seul dans la cambrousse. L'expression prenait tout son sens ici. Une fois hors du véhicule, le joueur possèdait toutefois la possibilité de se défendre. Outre qu'il ne perdait pas la communication avec sa base (il savait se faire reprendre, se faire escorter, construire des unités ou rejoindre tout seul son camp par des chemins détournés), deux armes étaient à sa disposition: un fusil mitrailleur standard (efficace uniquement contre les pilotes ou fantassins adverses) et un superbe fusil à lunette.
Attention à la manoeuvre ! Le fusil à lunette permettait de sniper un pilote ennemi assis aux commandes de son véhicule.Une fois la chose réussie (ce qui n'était pas d'une folle évidence), il suffisait de prendre place dans le véhicule en question et de rejoindre sa base ainsi équipé. Cet aspect ne manquait pas de faire apparaître dans le jeu des rebondissements truculents. Imaginez-vous en train de gagner la partie, tout se déroulant comme prévu. L'ennemi a été refoulé et votre camp et super protéger. Rien ne peut plus vous arriver. Au commande de votre char d'assault, vous relachez la pression quelques instants et vous oubliez de rester continuellement en mouvement. Et là, tac ! Un snipper vous avait pris pour cible et attendait le moment opporunt pour vous en coller une. Adieu veaux, vaches, cochons, la partie est perdue !
Ca, c'était de la grande innovation qui chamboulait le genre en y apportant une limitation dans les actions, évitant ainsi le "bourrinage" que l'on connaissait dans d'autres jeux tout en apportant de nouveaux éléments de tactique. Battlezone offrait une toute autre vision de la recherche d'une victoire puisque cette fois elle pouvait s'obtenir lorsque le commandant adverse était éliminé par un seul tir bien placé. Furieusement cogité, non ? L'interface du jeu, quoique rebutante au premier abord, était des plus fonctionnelles et permettait, grâce à l'utilisation des touches numériques, de donner tous les ordres possibles et imaginables. Car, pour jouer à ce jeu, il fallait obligatoirement utiliser ses deux mains: la première pour maintenir la souris (pilotage et tir) et la seconde pour utiliser les touches de déplacement ainsi que les touches de commandement.
Le mode multijoueur aurait toutefois gagné à être pourvu de la possibilité de jouer des parties en mode "skirmish , c'est-à-dire: seul contre la machine sur les cartes multi. De plus, il proposait un mode deathmatch classique(sans construction de bâtiment) et un mode stratégique (comme dans les autres jeux de cette catégorie) mais pas de mode coopératif (snif). En vue de tester l'une ou l'autre possibilité de partie en réseau, j'ai aussi installé Battlezone sur mes plus récentes machines (Pentium 4 et Athlon). Malheureusement, faute de participant, cette expérience ne fut jamais à l'ordre du jour.
L'inconvénient du jeu de stratégie est qu'il demande une initiation plus ou moins conséquente afin d'en saisir les rudiments. Cette initiation n'est pas évidente lorsqu'il s'agit de pratiquer une ou deux heures de jeux seulement. Je ne parlerai pas d'autres détails spécifiques du jeu (et pourtant il y a bien à dire à ce sujet) mais j'ajouterai seulement que durant le déploiement des campagnes solo on a généralement plusieurs objectifs à atteindre et que des rebondissements dans le déroulement du scénario viennent bousculer fréquemment l'avancée d'une partie. On peut aussi jouer les deux camps, respectivement et en commençant pas le camp américain (servant de prise en main). Mais ce que j'ai particulièrement apprécié avec Battlezone et pour y avoir pas mal joué, c'est le background extrêmement cohérent de son aventure. Pour un peu, on y croyait !
Note de l'interessé:
Si j'adore ce jeu ?...
Vous voulez rire ? Je l'idolâtre, oui !!! Et je le préfère à son successeur, c'est sûr…
Jeu proposé par DePhil.
Les Plus Une ambiance fabuleuse. Un jeu tactique dans le plus pur style.
Un background d'enfer |
Les moins Un mode multijoueur trop limité à mon goût. |
Les favoris des membresLes membres qui ont aimé Battlezone ont aussi aimé :Dungeon Keeper 2, Dark Reign: The Future of War, Command & Conquer: Alerte Rouge, MechCommander 2, MechCommander 2, Fighter Pilot, Metal Gear Solid , La Guerre des Mondes, Carmageddon 2: Carpocalypse Now, Hype: The Time Quest, ... |
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Abandonware |
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Une ambiance fabuleuse. Un jeu tactique dans le plus pur style.
Un mode multijoueur trop limité à mon goût.
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