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Avril 2008
Données techniques :
Type de jeu: shoot'em up Version anglaise uniquement (une traduction
aurait été san intérêt)
Conception: Capstone
Autres titres: Excellent Aventure, Operation Body Count, Taking of
Beverly Hills, Tekwar, Wayne's World, Witchaven 2, Zorro
Distribution: US Gold
Sortie: novembre 1995
Configuration minimum: Intel 486DX2-66 - Pentium
Système d'exploitation: Windows 98 et XP avec DOSBox
Accélération graphique: aucune
Mode réseau: modem et nul-modem deathmatch 2 joueurs
L'histoire du jeu :
Chacun a encore en mémoire les titres directement issus du moteur développé
par ID-Software et son fameux Doom. Parmi ceux-ci, le studio de
développement Raven Software réalisa un excellent produit transposant le
genre shoot'em up dans l'univers de Heroic-Fantasy. Le titre en question
portait le doux nom de "Hexen" et, fait assez rare dans l'univers de
la conception vidéo-ludique, celui-ci connut, à l'époque de sa
commercialisation, un concurrent potentiel dont la trame principale se
basait sur le même univers.
Witchaven (car tel était le nom du prétendant) bâtissait son atmosphère sur
un univers sombre, plus réaliste et plus proche du jeu de rôle que ce que
proposait Hexen.
Dès le lancement du jeu, cette spécificité vouée au jeu de rôle se
faisait ressentir avec une introduction exceptionnellement longue
et parfaitement dans la lignée des films de suspense ou d'horreur
singulièrement soutenus d'entrée par une ambiance lugubre à souhait. Les
intentions des concepteurs étaient claires. Ils désiraient, d'entrée de jeu
(si je puis dire), plonger le joueur dans une atmosphère inquiétante et
oppressante tout à la fois. Si aujourd'hui, le jeune public ne risque
plus d'être affecté par cette ouverture, il est certain qu'à l'époque elle
avait laissé quelque incertitude sur ce qui constituerait la suite du
programme (en quelque sorte).
Comme dans Hexen, le joueur qui se lançait dans Witchaven prenait la place
du héros et allait vivre une aventure à la première personne. Le héros
avait pour tâche de libérer tout un peuple des maléfices infligés par
quelques méchantes sorcières. Pour ce faire, il lui fallait ramener à la
raison des quantités de lutins belliqueux, de démons en tous genres et
de monstres divers, tous dévoués à l'adversité et cela au long de trente
et quelques niveaux que proposait l'aventure.
Dans un premier temps, pour faciliter sa progression, l'aventurier allait
avoir à sa disposition des armes conventionnelles (dague, épée, fléau
d'arme, arc etc...).
L'aspect rôlisme du soft assurait une gestion sommaire de l'expérience
et permettait ainsi l'amélioration des potentialités de l'armement
utilisé (coups mieux portés, utilisation de deux armes en même temps, visée
plus précise etc...). L'équipement était, en plus, soumis aux affres de
l'usure (lame qui se brise, flèches qui s'épuisent et j'en passe).
Dans un second temps, le joueur allait avoir la possibilité de mettre à
profit une série de sorts et de potions magiques. De par l'implication
accentuée du jeu dans un univers Fantasy, la magie allait tenir ici un rôle
prépondérant.
La barre d'inventaire affichée en bas de l'écran du jeu réservait d'ailleurs
une bonne place au côté magique du soft. De manière ostentatoire, elle
affichait à droite, le gestionnaire des potions et au centre, le livre
des sortilèges avec le sort sélectionné prêt à être utilisé. Rien de tout
cela dans Hexen.
Dans Witchaven, la qualité graphique des niveaux était ce qui attirait
l'œil. Comparativement, les tableaux en étaient bien plus ténébreux
que dans d'autres jeux, ce qui accentuait le caractère inaccoutumé et
propre à l'univers des Dungeon & Dragon.
L'ambiance musicale avait aussi toute son importance dans
l'immersion, entraînant le joueur dans les dédales de Witchaven.
Ces labyrinthes étaient garnis de détails visuels en tous genres et
rendaient parfaitement une ambiance, un climat oppressants à
souhait. Oppressants et gores étaient tout autant les qualificatifs à
utiliser car il n'était pas rare de trouver des crânes jonchant le sol ou
des corps mutilés, suspendus aux murs ou au milieu d'une pièce (des corps,
mais aussi des bras, des mains, des lambeaux de chair).
C'était aussi sans compter sur les combats qui vous décervelaient un lutin
par ci, éviscéraient un ogre par là, transformaient en charpie une sorcière,
désagrégeaient un squelette qui s'opposait au passage du héros etc...
Le sanguinolent était le lieu commun de ceux (les lieux) fréquentés dans ces
dédales. Les corps dépecés à coups d'épée, les têtes qui s'ouvraient
laissant sortir le peu de cervelle qu'elles contenaient, tout était
brutalité et barbarie que le jeu permettait de modérer grâce à une option
de pudeur, afin de tempérer l'ardeur des émotivités éprouvant certaines
difficultés à différencier le virtuel du réel.
Encore que, aujourd'hui, les productions ludiques dispendieuses
d'effets sanglants en sont à un tel niveau de réalisme que Witchaven
porterait surtout plus à la plaisanterie qu'à l'effroi. Là aussi, les choses
ont énormément évolué.
Cela dit et à l'époque, une telle réalisation avait une contrepartie
plutôt restrictive puisque, sur un Intel 486DX2-66 comme celui que je
possédais alors, seule la définition du 320x240 permettait d'assurer
une fluidité exempte de ralentissements. Et encore ! En certaines
circonstances où l'adversité se montrait en nombre, il me fallait
réduire quelque peu la taille de la fenêtre de jeu (ce qui avait d'ailleurs
été rendu possible par des développeurs qui s'intéressaient encore aux
configurations de milieu de gamme) pour bénéficier d'une
fluidité acceptable. Les 640x480 (haute définition que proposait le
soft) devaient être réservés au seul Pentium 133 et plus…
Et puisqu'on en est à évoquer l'adversité et les combats qu'il fallait y
livrer, Witchaven était sans doute le premier soft à imposer une
synchronisation des coups donnés pour que ces derniers portent avec
succès sans avoir à subir ceux de l'adversaire, auquel cas c'était lui
qui enlevait à grands coups de lame (ou autre) des points de vie si précieux.
Au début, la méthode paraissait déroutante car il n'était plus question, cette
fois, de cliquer à tout va sur la touche [Ctrl] pour obtenir une
succession rapide de coups d'épée (notamment), mais il fallait laisser
au personnage le temps de se remettre en garde avant de lancer à nouveau un
coup d'estoc. Entretemps, un mouvement de recul était toujours le bienvenu.
Il était évident que cela donnait encore plus d'emprise au côté
"jeu de rôle" du soft.
La progression du joueur devenait, dès lors, nettement plus pénible que
dans son homologue du moment. De ce fait, certains des personnages qui, de
prime abord, n'avaient rien d'effrayant dans leur représentation (je pense
notamment aux lutins et aux différents ogres, semblables à de gros
nounours nonchalants), étaient rapidement vus sous un autre œil et
gagnaient à être défiés à distance avec une arme de jet (magie ou arc) avant
d'en venir au corps à corps dévastateur pour le joueur si celui-ci n'avait
pas la bonne arme à disposition au moment de l'affrontement direct.
De même, le sort d'effroi pouvait paraître d'un intérêt ridicule, mais à
la première occasion où l'on se retrouvait encerclé par plusieurs
créatures, bien heureux celui qui l'avait sélectionné par défaut dans
l'ordre des incantations à lancer. L'utilisation des sorts était aussi
empruntée au monde du jeu de rôle. Il ne suffisait pas de les posséder
mais encore fallait-il découvrir un manuscrit qui enfermait une seule et
misérable charge permettant de les utiliser. Cela imposait au joueur de
fouiller tous les coins et recoins de chaque niveau afin d'y découvrir tout
ce qui pourrait lui servir par après.
Rien que de bonnes idées dans tout cela.
Witchaven reprenait la bonne pratique de l'époque qui consistait à
conserver dans les niveaux les traces sanguinolentes des mêlées remportées
par le joueur. Rien n'est plus désarçonnant (et je fais là allusion aux
FPS actuels) que d'assister à la vaporisation d'un adversaire tombé
à terre quelques instants par avant. Le jeu qui propose de tels effets
d'assainissement peut être aussi graphiquement réaliste qu'il le veut,
ses qualités d'immersion sont réduites à néant lorsqu'on s'attache à
ce genre de constatation. A quoi sert-il de vouloir conserver dans le
décor les impacts de tirs si les cibles quelles qu'elles soient
disparaissent aussi aisément que retombe la poussière.
Et bien, dans Witchaven, rien de tout cela. Le joueur pouvait parcourir
les niveaux dans tous les sens et constater que les endroits où il avait
eu maille à partir avec l'adversité portaient toujours le sceau de son
succès. Mieux encore, les flèches ou hallebardes qui avaient raté leur
cible restaient fichées dans les décors ! Graphiquement, Witchaven ne
tient peut-être plus la route, mais avec cette persistance, le réalisme de
l'action n'y a jamais rien perdu, l'immersion non plus.
Witchaven avait tout pour lui au moment de sa sortie: un graphisme
original (le 3D Build Engine, mis sous licence par les studios 3D Realms
qui réalisèrent avec ce même moteur Duke Nukem, y était certainement
pour quelque chose), une ambiance ensorcelante et un thème se rapprochant
plus du jeu de rôle (l'aventure se déroulant dans un univers Heroic Fantasy
très fouillé) que du FPS pur et dur. Au total, il était plus rafraîchissant
qu'Hexen, son concurrent direct. C'est pourtant ce dernier qui restera dans
la lumière des projecteurs car son mode multijoueur était nettement plus
achevé et permettait, notamment, des parties en coopération avec un choix
entre trois héros différents utilisant des armes et des sorts spécifiques.
Son style plus "arcade" lui valut aussi les suffrages du public. De plus, il
fut celui qui profita d'un utilitaire lui permettant de fonctionner sous des
textures revisitées par l'accélération graphique.
Il n'en fallait pas plus pour enterrer Witchaven aux yeux des gamers
jouvenceaux surgissant dans un univers qui n'a que faire de la
pixellisation apparente.
La boîte et son contenu :
Witchaven
fut une acquisition tout ce qu'il y a d'occasionnelle, réalisée
sans préméditation aucune, dans un lieu où je ne suis jamais retourné
depuis. Non pas que celui-ci eut quelque chose pour me déplaire, mais
plutôt qu'il s'agissait d'une grande surface commerciale comme il en existait
bien d'autres et, qu'à cette époque, mes pérégrinations me
poussaient usuellement ailleurs et plutôt chez le détaillant spécialisé.
C'était donc les circonstances du moment et du lieu de passage qui firent
que ce jeu entra en ma possession. Sans doute aussi que son intérêt avait
été porté, je ne sais plus comment, à ma connaissance. Un passage par sa
version shareware, sans doute.
Toujours est-il que je suis sorti de ce lieu de débauche et de profusion
dédié au culte de la surconsommation avec, sous le bras, la boîte cellophanée
de Witchaven et deux autres jeux dont il sera question un de ces prochains
jours (je compte bien récidiver).
La boîte de Witchaven se compose d'une base et d'un couvercle au design
tout aussi sombre que le sujet abordé par ce titre. Le rouge-sang et le noir
d'encre sont les teintes de prédilection pour cet emballage aux
dimensions totalement standardisées. Le matériau est de bonne composition
et l'ensemble offre un aspect de solidité respectable. La face avant
représente un preux chevalier qui aura à affronter le monde des
sorcières, appuyé sur une lourde épée à deux mains, elle-même fichée
dans un monticule de crânes décharnés et blanchis (sombres auspices pour
le futur immédiat).
La face arrière du coffret flagorne en plusieurs langues les qualités
ludiques du soft. Ces textes sont accompagnés de diverses captures d'écran
de bon aloi. Assurément, le chaland qui tenait en main ce produit ne devait
pas s'attendre à y trouver un jeu dont la réflexion l'emporterait
sur l'action. Witchaven affichait ostentatoirement que la bastonnade
était son crédo !
La boîte du jeu est présentée en version originale et les indications
qu'elle reprend ne cachent pas qu'il en est de même pour le jeu, à
l'exception de sa documentation. Cela ne représente aucun obstacle pour
l'anglophobe quel qu'il soit tant sa pratique reste intuitive,
dans l'ensemble.
Son contenu est des plus classiques et reprend, outre un CD-Rom enfermé dans
son écrin de cristal, un imposant manuel de 144 pages (mais en trois
langues, tout de même) à la tranche encollée, parfaitement adapté
à la mise en condition du futur joueur. C'est en lisant l'aventure qui
y était contée qu'on pouvait se rendre compte à quel point Witchaven tenait
de l'Heroic-Fantasy et s'apparentait plus au jeu de rôle qu'un Hexen ou
un Heretic (qui eux, tenaient plus du shoot'm up). Dans cette boîte, se
trouve encore le formulaire d'inscription à retourner auprès de l'éditeur (le
fameux "SAV" de l'époque) et qui, semble-t-il, ne l'a pas été. Une étourderie
de plus à porter à mon crédit.
On y trouve aussi un triptyque (format A5 pour chacun des volets) reprenant
le résumé des commandes du jeu (en trois langues) avec, au dos, toutes
les instructions nécessaires à une bonne installation sous
l'OS de l'époque.
Y réside, encore, un catalogue signé PCGAMER (un grand éditorial
anglo-saxon) présentant les titres de l'éditeur à sortir entre 1995
et 1996.
Dans le fond du boîtier repose maintenant, pliée en deux, une pochette
en plastique transparent (résistant aux radiations et étanche jusqu'à
15 mètres de profondeur) qui, à ses origines, enfermait la totalité du
contenu. Cette pochette avait pour objet de protéger ce qu'elle enfermait
des chocs et détériorations éventuels lors d'un transport trop musclé (ne
me faites pas écrire ce que je ne pense pas).
L'ensemble a été complété par deux disquettes de boot (puisque Witchaven
était conçu pour fonctionner sous le Disk Operating System, uniquement) dont
la seconde enferme encore quelques sauvegardes transférées là au moment où
j'avais décidé de désinstaller le jeu, à n'en pas douter... La présence de
ces deux disquettes se justifiait par une permutation de périphérique sur
la machine utilisée alors.
Voilà une jolie boîte qui tient parfaitement sa place parmi ses semblables.
Elle repose, bien évidemment, sur une étagère de bibliothèque réservée
exclusivement à cet effet. Puisque le présent article l'a sortie d'un
arrière plan dans lequel elle se confinait jusqu'à présent, elle resta
en devanture, une autre boîte déjà traitée dans ces pages prenant
alors la place qu'elle occupait jusqu'à présent. Ces permutations ont, en
plus, l'avantage de renouveler les coloris que renvoient les étagères
encombrées des nombreuses boîtes composant ma petite collection personnelle.
Il faut savoir tirer avantage de tous nos petits bonheurs.
Et aujourd'hui ?
Que des jeux aient été dédiés à un ancien système d'exploitation tel que le
Disk Operating System (MS-DOS) devrait être, à l'heure actuelle, considéré
comme une bonne fortune pour tout qui maîtrise l'utilisation d'un émulateur
tel que DOSBox.
En effet, il est parfois plus laborieux de faire fonctionner sous le tout
dernier OS en date, provenant de l'éditeur universellement connu dont on
taira ici le patronyme (non, il ne s'agit pas de Voldemor), des titres
pourtant dédiés à l'interface en question, mais datant de sa précédente
version, seulement. Un comble ! Mais il semble que la modernité
actuelle passe inévitablement par l'abandon de ce qui vient d'être. Faire
son temps en exige de moins en moins.
Heureusement: rien de tout cela avec DOSBox qui s'installe et fonctionne
sous Windows (zut ! Je l'ai écrit) quelle que soit la version en cours,
sans remonter aux calandres grecques bien entendu.
Witchaven a même l'avantage de tirer parti de toutes les potentialités de
la dernière version du dit émulateur puisque, sous la version 0.72 (et sur
la machine sur laquelle tout est installé), il lui est possible de fonctionner
en 640x480 sans exhiber des retards notables d'affichage. Cela n'est pas le
cas avec sa version 6.50 qui apprécie plutôt le 320x240. La différence entre
ces deux définitions d'affichage du jeu sous DOSBox ne se concrétise qu'avec
la présence d'une surface affichée plus grande pour le premier mode
cité, lorsque l'émulateur est utilisé en mode fenêtré. Par contre et
toujours pour le premier mode cité, en affichage plein écran, l'image
devient nettement plus fine comparée à son équivalence étalée en 320x240.
Pourtant, c'était en 320x240 que j'avais entamé ce jeu, à l'époque de sa
sortie, sur un Intel 486DX2-66 car l'autre mode était impraticable tant il
ralentissait les mouvements. Cette machine était équipée alors d'un écran
14 pouces qui restituait ainsi une image dont j'ai encore des
souvenirs douloureux, comparativement à ce qu'affichait, sur le
même périphérique, son concurrent direct Hexen. Il n'est pas à douter que
mon abandon de la poursuite de cette aventure tient de cette constatation.
Par contre DOSBox remet les pendules à l'heure puisqu'enfin je peux profiter
d'un mode d'affichage supérieur en ce qui concerne Witchaven (ou d'une
image mieux rendue si je conserve le mode en faible définition mais avec
un écran fenêtré).
Je comprends que la subtilité de l'exposé puisse ne pas paraître d'une
clarté absolue, mais celui-ci me permettra toutefois de conclure sur un
regain d'intérêt de ma part pour ce jeu qu'aura, à tout le moins,
autorisé l'émulateur DOSBox. Voilà, sans conteste, ce qui assurera la
perpétuation de la mémoire relative à certains jeux anciens trop vite
négligés car graphiquement désavoués.
On télécharge toujours DOSBox à l'adresse suivante:
http://dosbox.sourceforge.net/
De plus, s'il arrivait, à quiconque, d'éprouver le moindre problème à
l'installation de cet émulateur, le site "La clinique des jeux vidéos"
(la référence francophone en matière de support technique concernant des
jeux de précédentes générations) propose, outre la possibilité de
télécharger DOSBox, une traduction de son manuel d'utilisation, complétée par
de multiples reproductions d'écrans de paramétrisation, eux-mêmes parachevés
par des commentaires assurant une installation sans faille, même pour les
plus néophytes d'entre nous.
Voici l'adresse de cet émulateur et de tout ce qu'il faut pour pouvoir
l'utiliser au mieux de ses possibilités:
http://clinique.jeuxvideos.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=91
Ce site, à vocation pédagogique, ne devrait absolument plus quitter votre
carnet d'adresses personnelles. En voici d'ailleurs les coordonnées:
http://clinique.jeuxvideos.free.fr
En ce qui concerne la paramétrisation de DOSBox, on trouvera
quelques indications fondamentales permettant de faire fonctionner cet
émulateur tout comme je l'utilise aujourd'hui, à l'adresse suivante:
L'émulateur
DOSBox
On a beau être de la première heure (je fais référence au jeu, là), on
n'en souffre pas moins des affres du patchage. Un rectificatif a été
consacré à Witchaven. Celui-ci ne corrige que de tous petits soucis à
l'utilisation de certains périphériques totalement disparus aujourd'hui. Ce
patch fait toutefois passer la version commerciale 1.0 à la version
corrigée 1.1.
On le trouvera à l'adresse suivante:
Witchaven fixes (3-button mouse, CyberMaxx, I-Glasses)
http://dlh.net/cgi-bin/dp.cgi?lang=eng&ref=ps&sys=pc&cap=w
Jusqu'à il y a peu, Witchaven ne semblait pas attirer l'appétence du domaine
de l'abandonware. Les choses se sont décantées depuis et le voilà présent
et téléchargeable à souhait sur un site abandonware francophone dont voici
l'adresse directe:
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=1023
Tout comme Hexen, Witchaven connut une suite que je ne possède
malheureusement pas en version originale. Ce que j'en connais, par
contre, c'est qu'il était semblable, esthétiquement parlant, au premier
volet et qu'il proposait un affichage en SVGA nettement plus
raffiné que celui de son prédécesseur, le tout soutenu par un moteur
graphique grandement amélioré.
Malgré une commercialisation remontant à 2006 (huit mois à peine séparent
les deux épisodes), Witchaven 2 fut conçu pour ne fonctionner que sous
MS-DOS. Notez qu'en la circonstance, c'est plutôt un avantage, à l'heure où
la dernière version en date de Windows supporte de moins en moins la
rétro compatibilité et alors que DOSBox a plus que jamais cette
ineffable prérogative.
Par contre, je ne sais rien ou plutôt, je ne savais rien concernant son contenu.
Car voilà que le site précédemment cité propose aussi le téléchargement
à profusion de la suite de Witchaven. Celle-ci s'intitule Witchaven 2 -
Blood Vengeance et son adresse est la suivante:
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=1051
Je ne peux que vous presser d'en prendre livraison au plus tôt dans la
mesure où la mode actuelle serait plutôt au rechapage mercantile de
titres ancestraux au détriment de leur gratuité et de leur présence
dans les catalogues abandonware.
En revanche, le manuel du jeu avec sa partie mise en condition, via
une très intéressante introduction, ne semble pas avoir rencontré
de concrétisation numérique sur le net.
Mais que tout n'y soit pas encore ne m'étonne guère. L'époque des
jeux encartonnés avait été tellement riche en œuvres de tous genres
qu'il existe encore nombre de titres non traités, nonobstant le fait que
chaque année qui passe voit le domaine de l'abandonware s'agrandir peu
à peu et donc offrir au public curieux des œuvres nouvelles.
Pour le reste, si l'envie se fait sentir de retrouver Witchaven dans sa
pleine et entière territorialité (avec son emballage original, quoi), il
reste à s'armer de courage et à fouiner sur les sites de vente en ligne.
Au-delà de ça, toutes les solutions sont encore possibles y compris
celle relevant de la connaissance complaisante qui consentirait à "confier" au
requérant une copie de sauvegarde (pratique communément
admise à une certaine époque). Ce ne seront pas les 41.353.216 pauvres
petits malheureux octets que représente Witchaven, après installation, qui vont
symboliser un obstacle à sa conquête, tout de même !
Aussi vrai que je me nomme "RimaimbeurMan".
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