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Novembre 2006
Données techniques :
Type de jeu: pur shoot'em up enrobé de mini-énigmes
Version: anglaise uniquement (une traduction aurait été sans intérêt)
Conception: Raven Software
Autres titres:Cyclones, Hexen (beyond Heretic), Heretic 2, Hexen 2, Take no
Prisoners, MageSlayer, Necrodrome, ShadowCaster, Soldier of Fortune1 &
2, Star Trek Voyager - Elite Force, Star Wars - Jedi Outcast,
Jedi Academy,
Distribution: GT Interactive
Sortie: mars 1995
Configuration minimum: Intel 486DX2-66
Système d'exploitation: Windows 98 et Windows XP (avec DOSBox)
Accélération graphique: aucune sauf avec l'émulateur Doomsday
(Direct3D et OpenGL).
Mode réseau: coopératif et affrontement jusque 4 joueurs
L'histoire du jeu :
Il n'entrait pas dans mes intentions de traiter, dans une chronique
spécifique, le présent titre puisque l'article consacré à Heretic 2 y
faisait allusion. Mais à chaque fois qu'il me prend l'extravagance de
retourner dans un épisode de Heretic premier du nom (je ne devrais pas, Doom 3 me
tendant encore les bras), me voilà reparti pour des heures et des heures
de bon sang de nom de fieu de pure action comme il est rare d'en rencontrer
dans d'autres jeux.
Je ne pouvais donc passer sous silence ou me contenter de laisser, comme
simple entrée en la matière pour un autre titre, un jeu qui m'avait entraîné
(et qui m'emporte encore actuellement) aux confins d'un univers très
particulier.
Maintenant, imaginons que l'on ait la possibilité de remonter le temps et
de repartir en l'an de grâce 1994 (j'étais encore très crédule, à l'époque),
on se retrouverait pile poil l'année de la sortie de ce nouveau monument
vidéo-ludique dû à un studio de développement prolifique, dénommé id
Software, qui avait déjà énormément fait parler de lui et où sévissaient
alors deux individus aux destinées divergentes: les sieurs John Carmack
et John Romero.
Heretic premier du nom (nouveau monument, donc) surgissait au firmament de
la galaxie ludique comme un jeu éminemment novateur. En fait, ce n'était
pas tout à fait exact. S'il s'agissait, à n'en pas douter, d'une reprise du
moteur de Doom 2 (remanié de belle manière) c'était bien un autre studio
de développement qui avait été chargé de réaliser cette variante.
Celui-ci se dénommait Raven Software et il se spécialisera, par après, dans
d'excellentes réalisations d'add-on généralement sous licence de
moteurs graphiques que développera id Software.
Avec Heretic, Raven Software allait se faire une réputation qui ne
se démentirait pas.
Si l'univers de Heretic était à mille lieues de celui de Doom, le concept du
jeu en était, par contre, une copie conforme du dernier cité.
Puisque le concept original avait largement fait ses preuves, le
principe utilisé pour Doom 2 allait être appliqué à Heretic avec bonheur.
Celui-ci était le suivant: le jeu était décomposé de différents niveaux sans
réelle liaison (même en ce qui concerne la trame générale). Afin de sortir
d'un niveau et pour pouvoir passer au suivant, le joueur devait éliminer
toute trace d'adversité (ce qui n'était pas trop difficile à discerner
puisque, à l'exception du joueur, il n'y avait que celle-ci présente sur
le parcours). Pour ce faire, il devait cheminer dans l'ensemble du niveau
afin de retrouver les trois clefs (verte, jaune et bleue) qui permettaient
d'ouvrir une dernière porte salvatrice.
La seule aide à sa disposition était une carte qui se complétait à mesure
que les zones étaient prospectées. Il restait alors au joueur à franchir le
dernier portail vers la sortie. A ce moment seulement, celui-ci était
tenu au courant des ses scores en ce qui concernait l'élimination
de l'opposition et la découverte de zones secrètes. Puis on passait au
niveau suivant où le même schéma se répétait. Ce principe sera encore souvent
utilisé, plus tard, dans d'autres titres et l'on peut dire qu'il persiste encore
aujourd'hui même si les formes en sont quelque peu modernisées.
Par contre, Heretic était incontestablement meilleur que Doom sur le plan de
la qualité graphique. Raven Software avait réussi là un tour de force
en utilisant des textures de toute beauté représentant du marbre, du
vitrail de la pierre taillée, des étendues d'eau ondoyantes de reflets
comme cela n'avait jamais encore été le cas, par avant, dans un FPS.
Pour se rendre compte de la minutie du travail réalisé, il suffisait
lorsqu'un niveau contenait une surface liquide accessible, d'enter dans l'eau
à reculons et d'observer les éclaboussures que produisait, par cette action,
le joueur (toutefois on se déplaçait sur l'eau, mais on n'y
plongeait pas encore).
En ce qui concerne les mouvements, deux innovations apparaissaient avec
la possibilité d'orienter la tête vers le haut ou le bas et surtout celle
de voler dans les airs.
Par rapport à Doom et pour la première fois dans un FPS, à ma connaissance,
le personnage du jeu se voyait doté d'un inventaire rudimentaire où il
pouvait stocker des flacons de santé (de couleur violette, un des seuls
éléments à pouvoir être amassés) ainsi que quelques sorts glanés sur
le parcours. Deux touches de déplacement pour sélectionner l'objet associées
à la touche [Enter] permettaient d'activer l'élément sélectionné. Celui-ci
restait affiché par défaut tant que la touche d'activation ou les touches
de déplacement n'étaient pas utilisées. Le système était assez original
et d'un maniement parfaitement approprié à un jeu où la rapidité était
de rigueur. La présence de cet inventaire sera d'ailleurs transposée par
la suite dans Hexen, avec toutefois quelques modifications.
Pour le gameplay, un réel effort avait abouti à une IA bien supérieure à ce
que proposait Doom, avec des monstres qui utilisaient les décors pour pouvoir
s'abriter, comme la gargouille volante qui remonte sous l'encadrement
d'un porche pour pouvoir s'abriter des coups du joueur puis revenir en
force, plus tard. L'ensemble des créatures du jeu était parfaitement
dans le ton. Entre le golem (personnage basique n'utilisant que ses
poings ou lançant des crânes enflammés), la gargouille volante et le
minotaure armé d'une massue redoutable qui chargeait son adversaire afin de
le piétiner, toute une série d'adversaires plus ou moins puissants
(qu'ils soient seuls ou en groupe) formaient un univers inquiétant sortant de
l'imagination débridée de créateurs astucieux comme pouvait en avoir à sa
solde le studio de développement chargé de cette réalisation sous licence.
Voilà une bien belle réalisation qui a conservé ses attraits jusqu'à nos
jours et qui fut, lors de sa sortie, mise en concurrence avec d'autres
très grands titres comme par exemple Dark Forces, Descent et Rise of The
Triad (par ordre d'importance).
Puisque nous nous trouvions ici dans un jeu à inspiration
ésotérique/médiévale, les sorts ne manquaient pas au joueur afin
d'affronter dignement la horde du malin. Parmi les plus intéressants
se trouvaient celui qui transformait l'assemblée adverse en une
basse-cour emplie de poulets. Ce sortilège ne les empêchait pas de
continuer à voler dans les plumes du héros, à grands coups de becs.
Un vrai régal, je vous dis...
Quelques armes étaient aussi très intéressantes: l'arbalète et la griffe
du dragon en étaient deux des plus classiques. Mais surtout, la découverte
d'une nouvelle arme entraînait le héros à pousser un petit rire de
satisfaction (ha ha ha!) qui en disait long sur la jouissance qu'il
ressentait à posséder un tel objet et qui déplaisait profondément à mon
épouse lorsque je me mettais à l'imiter.
J'adore entendre ce petit rire perfide.
Pour ce qui était du volet sonore du soft, si Heretic n'était toutefois
pas supérieur à Doom, c'est que ce dernier était déjà d'une grande
perfection dans ce domaine. Malgré cela, ses compositions musicales resteront
à jamais dans les mémoires de ceux qui les auront parcourues de bout en
bout (comme je l'ai maintes fois fait). Les musiques angoissantes et
les bruitages d'excellente facture ne seront dépassées que par ce qui
sera produit, par la suite, dans Hexen qui restera un must dans le domaine
du PFS à la sauce Heroïc Fantasy/gothique flamboyant. Dans le domaine
du bruitage, une mention toute spéciale était à attribuer aux incantations
des disciples construites à partir de chuchotements reproduits à l'envers,
ce qui les transformait en conjurations des plus pétrifiantes lorsque
celles-ci étaient prononcées peu avant l'apparition de leur propriétaire.
Le sorcier ou le disciple (qui fut sa version allégée) furent d'ailleurs
des personnages repris intégralement dans Hexen, (de même que les gargouilles)
avec l'utilisation d'une tournure d'incantation comparable à celle reprise
dans Heretic.
En son temps, j'avais récupéré quelques niveaux supplémentaires développés
par des amateurs. Mais ceux-ci ont été en petit nombre comparé à ce
que connurent Hexen ou encore Doom 1 & 2 qui à mon avis avaient battu des
records historiques en la matière. Cela ne n'empêcha pas de jouer tant et plus
à Heretic en retournant périodiquement dans l'un ou l'autre niveau où
j'éprouve un plaisir certain à retrouver des ambiances et des
atmosphères tellement spécifiques à ce jeu qui a, à jamais, démontré qu'il
était encore possible de se délecter en l'absence des seules qualités
graphiques d'un soft. Même si aujourd'hui, ces technologies d'affichage y
sont pour beaucoup dans la perpétuation de ce contentement grâce à la
présence d'un port dédié au Doom Engine.
A ce sujet, lisez la suite et vous en saurez plus.
La boîte et son contenu :
Je dois bien l'avouer, à l'époque de la commercialisation de Heretic (et
en dehors du fait qu'on pouvait déjà le trouver en shareware, mode
de distribution très prisé par bon nombre d'érudits vidéo-ludiques de
l'époque), je me cantonnais à pratiquer sous Doom 2 le "multifrag"
à outrance.
Alors que j'aurais pu acquérir Heretic auprès du détaillant que je
fréquentais habituellement, je m'étais détourné de celui-ci pour un
quelconque motif fallacieux.
Mais voilà que, par la suite, je me pris d'intérêt pour un autre titre qui
se dénommait Hexen (j'y reviendrai une autre fois). A le parcourir, je me mis
à apprécier toute la richesse de son univers heroïc Fantasy et celui-ci
m'apparut dans sa toute grande magnificence.
Devinez quoi: sur la galette de Hexen se trouvait la version shareware
du premier cité, à savoir Heretic (prédécesseur attitré du susnommé Hexen).
Pouvais-je faire autre chose que de l'installer et de me morfondre en
parcourant de long en large les quelques premiers niveaux proposés dans
cette mise en bouche. Qu'avais-je été borné de ne pas m'être agrippé
à la boîte du jeu Heretic au moment opportun alors qu'elle était
maintenant introuvable!
Haaarrg !... J'étais damné !
Je dois bien avouer avoir été, sur ce coup là, d'une inconséquence
mémorable.
Heureusement, la chance vint à ma rescousse lors d'une réédition du jeu dans
une transposition baptisée "Heretic - Shadow Of The Serpent Riders " à
laquelle, sous aucun prétexte, je ne tournai le dos, le jour où celle-ci vint
à ma portée. Cette fois, c'est via une maison spécialisée dans la vente
par correspondance que je complétai mon patrimoine vidéo-ludique avec la
version intégrale et commerciale de Heretic premier du nom.
J'allais enfin connaître la suite des quelques niveaux de démonstration que
je connaissais par cœur, maintenant, pour les avoir parcourus un
nombre de fois incalculable.
La boîte de "Heretic - Shadow Of The Serpent Riders ", se différencie
totalement de la première édition (je le sais, j'ai vu les deux) et offre,
comme parure, celle d'un vieux grimoire qui s'ouvre en deux et dont la
tranche sert de charnière. La décoration est une imitation de cuir, dans
des tons gris-noirs. Celle-ci évoque, avec sa face avant, un manuscrit ancien
à la manière de ce que fut, plus tard, la boîte d'Ultima IX (déjà abordée
dans ces pages). Seule la face arrière reprend quelques captures d'écran,
afin d'allécher un acheteur potentiel dans l'éventualité où ce dernier
hésiterait encore à acquérir le produit (ce qui ne fut pas mon cas).
L'intérieur est coffré de manière telle que le CD-ROM fourni dans sa
pochette cartonnée (et non un boîtier cristallin comme il était de coutume) y
trouve logement adéquat. En outre, on y découvre un petit manuel
d'utilisation au format comparable à la pochette cartonnée (et en anglais)
de 22 pages ainsi que la sempiternelle carte d'enregistrement.
Enlever la garniture intérieure est irréalisable sans altérer la solidité de
la boîte dans son ensemble. De ce fait, celle-ci est restée telle
qu'elle était lors de son achat.
Son ouverture, sans présenter une conception délicate, demande un certain
doigté afin d'éviter toute détérioration car l'ensemble n'a pas la résistance
d'une boîte cartonnée classique (base et couvercle en carton fort s'emboîtant
l'un dans l'autre). Autant présumer qu'il doit actuellement en subsister peu
en parfait état, de par nos contrées.
Cette deuxième édition ne proposait qu'un épisode supplémentaire (de
six niveaux) par rapport à l'édition liminaire. Elle n'intéressait donc
que ceux qui n'étaient pas encore en possession du produit.
Par la suite, j'ai complété cette boîte avec plusieurs disquettes
contenant patchs et niveaux complémentaires. De même, je suis entré
en possession d'une version éditée (bien après), sous le label "Replay"
(série budget très connue), mais dont la boîte était dans un tel état de
décrépitude que je n'en ai conservé que son contenu. J'ai ajouté celui-ci
au coffret en ma possession. La différence entre les deux contenus
réside essentiellement dans un manuel plus grand et en français, inclus dans
la version budget.
La boîte trône actuellement en bonne place dans ma
collection. Rétrospectivement, je frémis encore à la pensée d'avoir été à
deux doigts de passer à côté d'un tel monument (allusion au jeu, plus
qu'à son emballage).
Et aujourd'hui ?
Tel qu'il se présente sur le CD-ROM, Heretic est parfaitement utilisable
et devrait fonctionner sans autre fioriture sur les systèmes
d'exploitation Windows 98, ME, NT et XP (voir mode compatible).
Bien évidemment, son rendu graphique natif le rapproche plus d'une
peinture impressionniste que d'un jeu vidéo et bon nombre de jeunes joueurs
le relègueront au rang des atrocités visuelles auxquelles leur
regard chérubinique ne saurait être subordonné.
Il faut bien reconnaître que le graphisme du jeu accuse sa décennie
d'existence (ce ne sont pas les grands écrans actuels qui remédieront à
ce défaut, que du contraire) et les mouvements du personnage dans le jeu
restent rudimentaires (les seuls déplacements autorisés sont: avancer,
reculer, straffer gauche-droite et regarder haut/bas). Ceux-ci sont tous
générés à partir du clavier (avec un peu d'entraînement, c'est parfaitement
réalisable). D'ailleurs, pour ceux qui préfèrent retrouver les
sensations originelles, et dans le cas (bien improbable) où Heretic
refuserait de démarrer en mode normal (sous Windows XP, par exemple), la
solution serait d'installer celui-ci sous DOSBox . Le graphisme primitif
est parfaitement restitué et le jeu pourra s'ébrouer en mode fenêtré si c'est
le mode choisi.
De plus, s'il arrivait, à quiconque, d'éprouver le moindre problème à
l'installation de cet émulateur, le site "La clinique des jeux vidéos" (la
référence francophone en matière de support technique concernant les jeux
de précédentes générations) propose, outre la possibilité de télécharger
DOSBox, une traduction de son manuel d'utilisation, complétée par de
multiples reproductions d'écrans de paramétrisation, eux-mêmes parachevés
par des commentaires assurant une installation sans faille, même pour les
plus néophytes d'entre nous.
Voici l'adresse de cet émulateur et de tout ce qu'il faut pour pouvoir l'utiliser au mieux de ses possibilités :
http://clinique.jeuxvideos.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=91
En ce qui concerne la paramétrisation de DOSBox, on trouvera
quelques indications fondamentales permettant de faire fonctionner ce
émulateur tout comme je l'utilise aujourd'hui, à l'adresse suivante :
L'émulateur
DOSBox
Et il faut aussi être honnête et savoir reconnaître que depuis l'arrivée du
port Doomsday, je ne jure plus qu'à travers ce dernier pour m'engager dans
des parties de Doom, Heretic et Hexen.
Doomsday est installé sur mes machines (la plus ancienne est un
Pentium 3-533mhz) et s'y active en mode OpenGL avec un affichage de
640x480x32bits sans le moindre ralentissement (toutes les captures
d'écran proviennent d'ailleurs de cette machine et avec cette
configuration). Je pourrais facilement pousser l'affichage en
800x600x16bits, mais la configuration actuelle m'assure une fluidité à
toute épreuve. C'est l'essentiel.
L'adresse de Doomsday est la suivante :
http://www.doomsdayhq.com
Doomsday représente à la fois une extension et une amélioration du moteur
Doom Engine utilisé par les jeux Doom, Ultimate Doom, Doom II, Final
Doom, Heretic et Hexen.
Il n'est peut-être pas le seul à supporter ces différents titres, mais c'est
le seul qui ne m'ait jamais posé de problème et sur lequel j'ai jeté
mon dévolu.
Pour les autres ports, voici une adresse intéressante :
http://www.doom4ever.fr.st/
Doomsday nécessite cependant, pour fonctionner, que l'on possède l'un des
jeux précités.
Par rapport au moteur original, Doomsday offre de nombreux avantages,
notamment:
- une compatibilité avec les systèmes d'exploitation récents tels
que Windows XP;
- une gestion des cartes graphiques compatibles Direct3D et
OpenGL, afin de tirer parti de technologies 3D actuelles;
- le support des hautes résolutions standards à partir
de 640x480, et de résolutions librement personnalisables;
- la gestion de la souris (à l'égal de ce que l'on trouve dans
les FPS actuels);
- une vue et un environnement totalement en 3D;
- la possibilité d'utiliser des modèles 3D afin d'améliorer
l'aspect et le rendu des personnages, de l'arsenal, des objets au sol
et des obstacles;
- la possibilité d'utiliser des textures afin d'améliorer le rendu
de l'architecture des bâtiments et des extérieurs : murs,
sols, plafonds, portes, boutons etc...;
- la prise en charge d'effets additionnels : explosions, traînées
de fumée des roquettes, halos lumineux, ricochets des
projectiles...
Bref, que du bonheur et de la nostalgie pour les sensations perçues
alors, lorsque sur mon Intel 486DX2-66 j'avais installé, alors, le
jeu Heretic.
Pour recouvrer les dites sensations, je n'ai pas installé les "plug-in"
proposés sous Doomsday (personnages en 3D, nouvelles textures etc...), mais
rien n'aurait été plus facile puisque tout est expliqué dans les grandes
largeurs et en français, sur un autre très bon site dont voici
l'adresse :
http://clinique.jeuxvideos.free.fr
Par contre, j'ai renoncé aux seules touches de clavier pour passer à
l'utilisation de la souris et profiter de sa vision totale. Par là même,
j'ai reparamétré les touches de déplacement en les disposant à ma convenance,
ce qui est parfaitement possible et élémentaire à réaliser.
Heretic a ceci de particulier (et contrairement à ce que l'on peut
constater dans les jeux actuels) que la dépouille des adversaires abattus
reste définitivement au sol (contrairement à la volatilisation mystérieuse
des corps au sol qui prévaut dans les softs actuels, supprimant, par la
même occasion, une grande partie de l'effet d'immersion).
Tout comme Doom, Heretic propose une option "respauwn monsters"(sur
l'échelle des difficultés) qui fait réapparaître les adversaires éliminés,
de manière aléatoire, dans le niveau en cours, à intervalles réguliers
et paramétrables. En difficulté minimum et lorsqu'on choisit ce
mode particulier, il y a peu de chance de pouvoir arriver jusqu'à la fin
du niveau. Par contre, on se retrouve avec des décors parsemés de
trépassés comme on ne les voit jamais dans d'autres titres (même les plus
hards). Je ne vous raconte même pas les parties en multi. "Avoir chaud
en dessous des bras" est une expression qui est loin de rendre l'intensité
des sensations après une seule petite heure de jeu.
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