Données
techniques:
Type
de
jeu: action (sur fond de jeu de rôle)
Version : française
intégrale
Conception: Westwood Studios
Autres titres: Dragon Strike, Alerte Rouge 1 & 2,
Blade
Runner, Circuit Edge, Command & Conquer (toute la
série), Dune 2,
Empereur (la bataille pour Dune), Eye of the Beholder 1 & 2,
Lands
of Lore 1, 2 & 3, Legend of Kyrandia 1, 2, 3, & 4
Distribution: Electronic Arts
Sortie: avril 2000
Configuration minimum: pentium II 300
Système d'exploitation: Windows 98, Windows XP (avec les
réserves d'usage)
Accélération
graphique: Direct 3D et logicielle
Mode
réseau:
affrontement entre 32 joueurs maximum
L'histoire
du
jeu :
Chose remarquable,
ce sont les créateurs de Command & Conquer 2 et
Lands of Lore 3 qui se lancent dans un genre qu'ils n'avaient,
jusqu'ici, pas encore entamé. Bien qu'apparenté
à Diablo (1er du nom puisque Diablo2 n'était pas
encore paru au moment de sa sortie), Nox n'est pas
réellement ce que l'on peut appeler un jeu de
rôle.
Il s'agirait même plutôt de les renverser (les
rôles) et de constater que ce jeu est avant tout un jeu
d'action de type "Quake-like" saupoudré
d'éléments rôlistes. Pour ceux qui ne
le connaissent pas encore, Nox est un monde très
heroic-fantasy dans la plus pure tradition du genre, avec sorciers
maléfiques et guerriers sanguinaires, monstres, gargouilles
et autres joyeusetés diverses qui peuplent habituellement
tous les jeux de ce type en commençant par Diablo
lui-même.
La gestion du personnage en est un élément
supplémentaire (le fait qu'il
tienne quelque chose du jeu de rôle). En effet, comme pour
Diablo (Darkstone et Revenant, pour en citer d'autres), le joueur peut
(et doit) faire évoluer son personnage. Non pas en
distribuant des points de force, de rapidité ou de
mana (ceux-ci étant distribués automatiquement
avec l'action et de manière différente suivant le
profil choisi), mais en équipant et en armant le personnage
qu'il incarne. Comme le jeu se base essentiellement sur l'utilisation
d'armes, de magies et sorts divers, le principal de la gestion
concernera ce point.
Comme dans Diablo encore, le joueur affrontera le mal dont le
représentant ultime se nomme Hecubah, une
sorcière qui désire assouvir ses instincts de
domination par tous les moyens possibles grâce à
de serviles vassaux qu'il faudra affronter les uns après les
autres.
Comme dans Diablo toujours, Nox utilise une vue isométrique
avec le personnage au centre. On choisit, en
début de jeu, parmi trois options possibles et habituelles:
le guerrier, le druide et le magicien (ces personnages
déterminent aussi la gradation dans les niveaux de
difficulté) dont l'évolution se situe sur des
plans totalement différents (les fameuses classes de
personnages). Le guerrier bénéficiera de la force
physique et du combat au contact, le magicien de pouvoirs magiques
gigantesques et le druide d'un subtil mélange des deux
précédents (avec, par exemple, la
possibilité de
contrôler les créatures jusqu'à les
amener à se battre pour lui).
Comme dans Diablo enfin, des quêtes et des
sous-quêtes sont à réussir pour pouvoir
progresser dans l'aventure. De même, il y a une
possibilité d'interaction avec certains
personnages
rencontrés ça et là (il ne faut pas
s'attendre à une véritable discussion du style "tu
me poses celle-ci, je te réponds celle-là", mais
plutôt au seul monologue de l'interpellé). Bref,
tout ce que l'on retrouve habituellement dans un jeu de rôle
digne de ce nom. Mais, là où se situe la
différence, c'est dans le style même du jeu qui
devient très rapidement énergique et se
gère comme s'il s'agissait qu'un Quake-Like vu du dessus.
Comme dans un FPS, le monde est parcouru linéairement,
sans retour possible au point de départ
(contrairement à Diablo). Cela limite les
libertés de déplacement du joueur et,
par-là même, nous éloigne du jeu de
rôle. Comme dans un FPS encore, le jeu est très
rapide du fait de la réaction et du nombre d'adversaires
rencontrés. Dès lors, toute la partie
stratégie du jeu de rôle passe à la
trappe.
Le jeu se résume alors à parcourir les niveaux
d'un bout à l'autre (entrer par une porte, sortir par
l'autre) en éliminant tout ce qui bouge, exactement comme
dans un Doom-Like. Et comme dans les FPS, les actions du joueur
n'appellent aucune sanction. On peut éliminer tout ce qui
peut l'être, on peut voler tout ce qui peut
l'être. Autre exemple encore: lorsqu'on
élimine un adversaire du type boss de niveau,
automatiquement la quête de ce niveau est remplie,
même s'il s'agissait de retrouver un artefact quelconque. Ce
dernier s'est d'ailleurs mis automatiquement dans l'inventaire du
personnage principal. Preuve de plus, s'il en fallait encore, qu'il
n'est
pas besoin de s'investir et de réfléchir pour
jouer à ce jeu. Nox a le goût du jeu de
rôle, a l'odeur du jeu de rôle, mais
n'est pas un jeu de rôle.
Toutefois, Nox est un très bon jeu (sans pour cela avoir
été un titre culte) à partir du moment
où l'on sait parfaitement dans quelle catégorie
le
classer. Et
cette catégorie est le Doom-Like 2D dans le genre de ce
qu'a
été le fantastique "Abuse" d'il y a maintenant
quelques années. Ceux qui aiment ce genre y
trouveront largement leur compte et je dois dire que son gameplay m'a
parfaitement convaincu. En ce qui concerne les ambiances et
les musiques, celles-ci s'intègrent parfaitement
à
l'environnement du monde de Nox et la localisation (la traduction en
langue nationale) semble exempte de tout défaut.
Quant au niveau graphique du jeu, il se situe nettement dans ce
qui se faisait de mieux à l'époque, avec une
interface somme toute assez semblable à celle de Diablo: les
deux barres d'énergie du bas, l'accès
à l'inventaire, au journal, au livre de sorts et,
grâce à la touche tab, à la carte en
transparence. Par contre, l'ergonomie du jeu est bien mieux
étudiée et une foule de raccourcis sont
présents (et clairement affichés par une lettre
sous l'icône) pour faciliter la tâche du joueur.
Celle-ci est tellement bien faite que même les plus novices
devraient n'avoir aucun problème à s'y retrouver.
L'écran du jeu peut être affiché en
trois résolutions différentes (640x480, 800x600
et 1024x768). Il est inutile de se précipiter sur la plus
haute dans l'espoir d'obtenir un meilleur rendu. Simplement, le
niveau de détail a toute son importance mais
celle-ci se situe autre part que dans la beauté du rendu.
Je
m'explique.
Le jeu est rapide et l'utilisation de la souris doit être
précise. Si l'affichage à
l'écran est trop petit, le clic de souris qui lancera le
sort salvateur risque de rater l'icône qui occupe peu de
surface
à
l'écran. Le principal
est de garder un écran parfaitement lisible et
d'éviter d'avoir des personnages trop petits afin de ne pas
les
perdre de vue dans leur environnement ou dans une
mêlée.
C'est pourquoi je ne conseille pas le 1024x768 (sauf sur un tout grand
écran) car en plus de ralentir le jeu sur des machines moins
performantes et d'assombrir encore un jeu où le noir domine,
cette haute définition risque de ne pas rendre compte de la
beauté lumineuse de
Nox. Car si le travail du graphiste ne sublime pas le regard, Nox est
tout de même bourré d'effets lumineux dynamiques.
La représentation des sorts est splendide même dans les bas niveaux et les
décors sont admirablement travaillés. De plus,
Nox
génère une
sorte de brouillard de guerre qui utilise au mieux les effets d'ombres
portées par les éléments et cela est
parfaitement
affiché en
temps réel (je ne crois pas qu'un autre jeu ait
utilisé une telle gestion du champ de vision).
Même les
menus sont esthétiques et les animations des
créatures rencontrées sont
rendues avec autant de soin que celui accordé au personnage
principal.
Grâce à l'interactivité avec le
décor, l'action est aussi bien plus efficace et rapide,
demandant réflexe et doigté au joueur. On le
comprend aussi, Westwood avait, à l'époque,
décidé d'orienter le jeu vers le multijoueur avec
un seul mode Deathmatch et ses dérivés
classiques. C'est un élément de plus à
porter au fait que ce jeu est à considérer comme
un FPS lorsque l'on sait qu'il n'existe pas de mode
coopératif permettant à plusieurs joueurs de
revivre l'aventure. C'est mon seul regret pour un jeu qui tient encore
bien la route et qui parviendra encore à captiver les plus
septiques
(je n'ai pas dit rebutés ni désabusés).
rien="font-weight: bold;">La
boîte et son contenu :
Comme
à son habitude, Electronic Arts propose une bien belle
boîte dont, cette fois, le coffrage cartonné fort
est recouvert d'une chemise à rabats qui s'ouvre vers le
haut. Cet assemblage a le désagréable
inconvénient de se révéler
plutôt fragile au niveau de l'ouverture. Si l'on n'y
prend garde, on a vite fait de plier (voire déchirer) soit la
chemise, soit le rabat qui s'y trouve fixé par deux petits
ergots attenant aux rabats latéraux. Pour éviter
ce genre d'incident, j'élimine précautionneusement
ceux-ci tout en retenant que, de ce fait, l'obturation de la
boîte en question sera moins efficace. Mais puisqu'il faut
mettre ce prix afin de conserver l'ensemble absolument intact, je n'ai
pas réellement le choix de la méthode (que
j'applique régulièrement face à ce
mode de "verrouillage").
Pour ce qui est de la taille, le packaging se trouve
légèrement au-dessus des standards classiques (en
hauteur,
particulièrement), ce qui lui fait rejoindre le lot des
boîtes attenant à cette catégorie et que je place
généralement empilées à
l'horizontale afin de rompre la monotonie de l'alignement.
Bien que la décoration de la chemise soit
agréable à l'oeil, j'ai toujours eu l'impression
que le personnage représenté en couverture, de
part son accoutrement, ressemblait plus à un être
sorti en droite ligne d'un épisode de
science-fiction qu'à un bestiaire de l'Heroic-Fantasy. Il me semble,
d'ailleurs, qu'une autre représentation aurait mieux
symbolisé l'esprit du jeu. Mais ce n'est qu'un avis
personnel, bien évidemment.
Le côté
pile, quant à lui, montre clairement dans quel univers va
évoluer le joueur qui fera l'acquisition du produit (le but
premier de l'emballage étant de faire vendre le produit
qu'il renferme).
La boîte renferme un très beau manuel
couché sur papier glacé
présenté au format paysage, de dimension A5
(en gros, la moitié du format du papier machine à
écrire) de 92 pages et une carte de
référence en trois volets, de très
belle facture, reprenant toutes les commandes par défaut du
jeu avec moultes explications ainsi qu'un boîtier CD-ROM contenant
deux disques. Le premier disque reprend le jeu et son installation.
C'est une des particularités de Westwood que de toujours
proposer un second CD-ROM pour permettre d'utiliser le jeu dans des
parties en réseau local où au moins deux joueurs
peuvent utiliser un même jeu sans rien d'autre
débourser. Quelque part (et lorsque l'on met sur le
marché un jeu dont le principal attrait est le mode
multijoueur) c'est aussi cela le respect du client.
C'était en passant devant une échoppe proposant,
lors d'une période de solderie, quelques jeux en occasion
stockés pêle-mêle dans une grosse
boîte en carton posée à même
le sol que mon œil inquisiteur fut attiré par le
seul jeu emboîté qui se trouvait là.
Westwood Studios: voilà un gage de qualité qui me
permettait de convoiter le produit sans grand risque d'être
déçu par son contenu (me disais-je, l'espace d'un
instant). Une dernière inspection subreptissement
réalisée m'assura d'un parfait
état des lieux. Prends-moi, prends moi (semblait-elle me
dire) ! N'étant pas farouche de nature, j'avais tôt
fait de succomber à son charme en
acquérant celle-ci pour quelques kopecks (5 EUR, au bas mot)
alors que le même jeu proposé, cette fois, dans
son emballage PVC post-industriel s'y trouvait aussi pour le double du
prix… Un comble, sachant que la documentation manuscrite ne
s'y trouvait plus !
Comme je l'ai déjà précisé, la
boîte repose, maintenant, empilée à
l'horizontale sur la bibliothèque que je réserve
à ma petite collection personnelle. La rigidité
de sa structure permet de lui faire supporter d'autres de ses
congénères bien que dans le cas
présent, elle se trouve, à cet instant
même, au-dessus de la pile (qui dépasse rarement
les cinq unités). Pas de danger concernant un risque
d'écrasement quelconque. Seul le volume de
poussière qui finira par la recouvrir pourrait être
supérieur à celui recouvrant une boîte
positionnée à la verticale.
Belle affaire en vérité !
Et
aujourd'hui ?
Puisque
prévu pour fonctionner sur cette plateforme, le jeu
fonctionne parfaitement sous Windows 98 et il ne semble pas
présenter de problème une fois
installé sous Windows XP (car aussi conçu pour
fonctionner sous Windows NT). Bonne chose encore: un mode
d'exécution sans échec est proposé et
son activation se situe dans le menu d'exécution du jeu.
Cette option correspond à ce qu'on appelle le fonctionnement
en mode logiciel (pour ceux qui ne possèdent toujours pas de
carte accélératrice sur leur machine). Dans ce
mode, le jeu reste toutefois appréciable mais le graphisme
y perd un peu en finesse.
Le dernier patch est la version 1.2. Celui-ci englobe la version 1.1 et
apporte de nombreuses améliorations, notamment aux diverses
options du mode multijoueur.
On peut trouver ce patch à l'adresse suivante:
http://www.clubic.com/patch-jeux-video-45-0-nox.html
On le trouve aussi à une autre adresse qui est celle-ci :
http://www.patches-scrolls.de/
(faire une recherche sur le titre du jeu via le masque de saisie:
"Search patch for")
Ici, l'avantage réside dans le fait qu'il est, entre autre,
possible de télécharger l'expansion pack
intitulé "Nox Quest" (taile: +/- 25 Mb) qui propose au
joueur de prolonger l'aventure par l'apport de nouvelles maps ainsi
que la possibilité de jouer en mode coopératif
dans les parties en réseau. Plus en détails, ce
n'est pas moins de huit maps qui sont proposées, ainsi que
de mouveaux monstres et objets. Le principe du jeu est toutefois
quelque peu modifié en mode solo puisqu'il s'agit,
maintenant, de détruire des reliques agissant comme des
réplicateurs de monstres. Chaque niveau terminé
se voit relancé dans un mode plus difficile encore. Les
parties multi peuvent ainsi accueillir jusqu'à six joueurs.
Cerise sur le gâteau, cet add-on, totalement gratuit, se
télécharge en différentes versions
langues dont le français.
Le principal défaut du jeu installé dans sa
version liminaire était un mode multijoueur ne proposant pas
de mode coopératif. Celui-ci se voit ainsi
contourné par l'ajout de Nox Quest. Quelques belles
soirées en perspective, non ?
Le jeu est ressorti il y a quelques années dans un
emballage "nouvelle mouture" (à savoir, les abominables
boîtes au format DVD dont il a déjà
été question ici, plus haut). Celles-ci sont
encore présentes dans certains commerces et sur le
marché de l'occasion pour un prix
généralement inférieur à
cinq euros. A ce prix-là, ce serait idiot de passer
à côté de l'occasion car, si on
apprécie le FPS façon Diablo (et d'autres titres
dont la dénomination plus générale est
"hack and slash"), Nox promet encore quelques heures de bon plaisir.
Au-delà de ça, toutes les solutions sont encore
possibles y compris celle relevant d'une connaissance complaisante qui
consentirait à "confier" sa copie de sauvegarde. Mais je
m'en voudrais de conseiller une méthode plus qu'une autre,
dans ce domaine.
Moralement, cela ne se fait plus…
|
|