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Novembre 2009
Données techniques :
Type de jeu: Action/aventure
Version: française intégrale
Conception: Acclaim Entertainment
Autres titres: Alias, Alien Trilogy, Bad Mojo, Bart vs The World,
Batman Forever, D, Dark Colony, Mortal Combat 2 & 3,NBA Jam,
Re-Volt, Wrestle Mania
Distribution: Acclaim Entertainment
Sortie: septembre 1999
Configuration minimum: Pentium 3
Système d'exploitation: Windows 98 etWindows XP (avec les réserves d'usage)
Accélération graphique: Direct3D
Un seul joueur
L'histoire du jeu :
Nous subissons actuellement la grande vogue des jeux vidéo découlant
directement des productions cinématographiques grand public dont les cibles
privilégiées sont les plus jeunes d'entre-nous. Ces jeux sous licence
servent avant tout de support marketing avec des dates de sortie précédant
de peu ou coïncidant avec celles de productions (audiovisuelles ou autres)
dont ils sont les faire-valoir.
Ce procédé de communication se nomme "advertainment" et désigne une technique
de promotion commerciale associant un message publicitaire à un moment
ludique ou de détente. Cela recouvre notamment les associations
jeux-publicités mais également les jeux- films-animations publicitaires à
vocation ludique. Inutile d'insister sur le fait que ce genre
d'opération promotionnelle foisonne sur Internet.
La qualité de ces productions ludiques qui en découle laisse souvent
(trop souvent d'ailleurs) à désirer. Toutefois et à l'occasion,
certaines créations tirent leur épingle du jeu (ce qui est loin d'être
évident compte tenu du cahier des charges qui leur est imposé ou
auquel elles doivent se tenir). Divers titres sous licence, inféodés
notamment à des univers issus de la bande dessinée (moins médiatisée que le
cinéma) ont parfois la chance de pouvoir sortir du lot lorsque la qualité
de leur réalisation révèle une certaine originalité.
C'est le cas avec la présente production ludique.
En compagnie de Shadow Man (le jeu duquel qu'on va causer), on allait
renouer avec un univers rarement investi jusqu'alors, puisqu'à ma
connaissance, un seul grand jeu d'aventure dont le titre était Gabriel
Knight - Sins of the Fathers (Sierra 1994) avait choisi, en tant que contrée
de prédilection, la région de la Nouvelle Orléans, ville située en Louisiane
et qui était encore française au 17ème siècle (ce qui sera sans implication
dans ce titre) et, comme thème principal, les pratiques occultes du vaudou.
Mais à la différence du titre précité, Shadow Man plaçait le joueur au cœur
même du culte maudit et limitait la grande aventure telle qu'on l'avait
vécue dans Gabriel Knight à de multiples péripéties acrobatiques entrecoupées
d'action intense.
Comprenons-nous bien, il ne s'agit pas ici d'une critique mais du
simple constat, cataloguant Shadow Man dans un tout autre genre que celui
qui prévalait pour Gabriel Knight.
Shadow Man puise ses racines acrobatiques dans la série des Tomb Raider
(sans toutefois pousser jusqu'à la haute voltige dont l'héroïne savait
faire preuve) ou mieux encore, dans celle de Corvus (personnage central
dans Heretic 2).
Le personnage principal de Shadow Man était doué d'une grande mobilité
(courir, sauter, s'agripper etc...) et cette mobilité allait lui venir bien
à point dans le parcours qui allait être le sien. Le héros
ressemblait étrangement à ce bon Raziel (présent dans Soul Reaver) qui avait
l'opportunité de se déplacer dans deux univers différents. C'était aussi le
cas dans Shadow Man où Mike Leroi (c'était son nom d'artiste) avait
des capacités équivalentes lui permettant de naviguer entre le monde des
morts (zombies et autres créatures du néant) et le monde des
vivants. Lui-même se situait très difficilement sur la fragile
ligne de l'existence.
Peu importait d'ailleurs car sa responsabilité consistait à conserver ce
fragile équilibre. Or, côté conservation de l'équilibre, le malin ne
l'entendait pas de cette oreille et allait mettre tout en œuvre pour
ouvrir grandes les portes qui permettraient d'engloutir irrémédiablement
la vie, totalement inconsciente des dangers sourdant de par-dessous les
tombes, qui se trouvait de ce côté-ci de la porte des ténèbres.
C'est là qu'allait entrer en scène le personnage principal du jeu: le grand
Shadow Man en personne.
Sous ce schéma scénaristique ultra-classique se cachait un jeu
d'aventure/action rafraîchissant. Shadow Man entraînait le joueur dans
un univers glauque mais diversifié, dont le culte vaudou servait
d'entremise. Contrairement à ce qu'offrait Gabriel Knight, l'univers de
Shadow Man était, avant tout, emprunté au fantastique. Il relevait plus
d'une vision non conformiste de l'enfer que du culte satanique en
question.
Peu importait d'ailleurs, puisqu'il permettait au joueur de s'immerger dans
un univers où l'étrange côtoyait le délire. A l'exception des figures
acrobatiques surnaturelles que pouvait se permettre Lara Croft (Tomb
Raider), Shadow Man se déplaçait de façon similaire. Courir, sauter, se
suspendre, s'accrocher, cibler automatiquement étaient le lot commun
de ses facultés évolutives. Il allait en avoir grandement besoin car
les niveaux à parcourir étaient semés d'embûches et d'adversités. Pour
s'y rendre, Shadow Man utilisait une figurine d'incantation affublée
d'aiguilles, symbole du culte en question et personnifiée par un petit
nounours (la seule note humoristique du jeu).
Dans le monde des trépassés, les âmes en peine pullulaient et, si leurs
déplacements étaient imprégnés de lenteur et d'hésitation, elles ne se
privaient pas pour puiser, à grandes lampées et à distance, la ressource
palpitante de vie dont était pourvu Shadow Man. Autant dire qu'on ne se
laissait pas approcher deux fois de la même manière par ces suceurs de
sang. Pour progresser, il était impératif de les éliminer dès qu'ils
étaient aperçus au risque de se voir revenir, dans les plus brefs
délais, au début d'un niveau difficilement conquis.
Car, Mesdames et Messieurs, il nous faut bien le constater: tout comme le riz
de l'oncle Benz, Shadow Man ne meurt jamais ! Par contre, si ce dernier
perd toute sa vie, il est renvoyé illico au début du niveau en cours avec,
comme corollaire, la réapparition de l'adversité du susdit niveau,
jusqu'au point de disparition (réapparition de l'adversité, des bonus
santé mais pas des items importants à récupérer: il ne faut pas rigoler,
tout de même !).
Un brin de fantaisie et une pincée d'aléatoire auraient pu agrémenter un peu
plus ce mode de résurrection car les adversaires revenaient exactement
à leur emplacement d'origine, cassant ainsi tout effet de surprise.
Heureusement, la sauvegarde restait possible à chaque instant et
celle-ci, bien utilisée, permettait de surseoir à ce désagrément. Et
puis, d'autres rencontres bien plus belliqueuses que les quelques
pauvres âmes en peine attendaient (fort heureusement pour le joueur en
mal de sensations) Shadow Man dans sa progression dans les divers
niveaux du jeu, rehaussant progressivement la difficulté.
Toutefois, certains aspects conceptuels orientés "génération playstation"
(si vous voyez ce que je veux dire...) transparaissaient incontestablement
dans la philosophie générale et le gameplay s'en trouvait quelque peu limité.
Non pas que cela déservait particulièrement le jeu mais cela trahissait
plutôt des prédilections et des habitudes de développement confirmant
ainsi le fait que Shadow Man PC n'était, somme toute, qu'un sous-produit.
Puisqu'on en est à discourir du level design (tracé des niveaux), il
faut constater que ceux-ci étaient particulièrement labyrinthiques et
qu'aucune carte ne venait au secours du joueur pour l'aider à s'y
retrouver (d'ailleurs, un des challenges était bien d'avoir à le
mémoriser). Nous voilà donc encore loin de ce que nous proposent,
aujourd'hui, des jeux comparables où les parcours se doivent d'être
hyper balisés et strictement à sens unique. Les joueurs de l'époque
(les pauvres) avaient à se souvenir du parcours franchi en développant
leur sens de l'orientation (virtuel qui plus est) pour espérer avancer
dans le jeu (très belle métaphore, je la garde). Une horreur ! Sinon,
voilà qui concourait encore à faire monter l'adrénaline sans avoir à
jouer sur les seuls effets visuels.
Puisqu'on en est maintenant à discourir des graphismes, le développeur
Acclaim avait conçu un tout nouveau moteur 3D pour son nouveau petit
protégé: Shadow Man. Le moins que l'on pouvait en conclure est qu'il
était étonnamment performant. Les décors affichés (à ciel ouvert ou
pas), les eaux, fumées et autres effets lumineux étaient somptueux. Les
extérieurs restituaient un aspect parfaitement naturel. Les personnages
n'étaient pas en reste et leurs mouvements étaient plausibles à
quelques exceptions près. Le souci du détail animait toutefois l'ensemble
malgré les limites technologiques qu'imposait le matériel de l'époque.
Toutefois, Acclaim (le développeur) orientait principalement ses
productions vers le monde de la console et cela se répercutait dans
Shadow Man au niveau de certains paramètres d'affichage. En effet:
contrairement à bien d'autres jeux où les réglages concernant
l'affichage (brillance et intensité) se fixent à partir d'un menu
interne au jeu, Shadow Man se paramétrait uniquement à partir du menu
installé sous Windows. De plus, la configuration par défaut proposait
un réglage minimum qui, sans intervention sur ces paramètres,
restituait une image indéchiffrable tant elle était sombre. Cette
disposition a perturbé plus d'un utilisateur acclimaté à d'autres
procédés, jusqu'à aujourd'hui encore où certains la considère comme un
défaut rédhibitoire (j'en ai été le témoin direct). Il n'en est
rien, bien évidemment.
Avant même le premier lancement du jeu, il fallait se rendre dans le
menu ad hoc et positionner les curseurs brillance et intensité
respectivement sur 50% et 75% pour commencer. Ensuite et en passant par
le jeu, on pouvait faire quelques réglages plus fins qui assuraient
une bonne lisibilité partout et surtout dans les menus du jeu
(particulièrement sombres). On y arrive facilement, croyez-moi. Des
caractères sombres et malsains dont certains ont affublés le jeu, il ne
restera plus que le dernier après les réglages appropriés.
Quoique...
Plus nerveux, car plus habité qu'un Tomb Raider, Shadow Man entraînait
le joueur dans un monde féérique. Féérique certes, pour autant que l'on
appréciât l'envers du décors, car l'univers lugubre qu'il fallait
affronter et traverser le rapprochait plutôt d'un Soul Reaver dans
lequel le personnage principal (un vampire empli de
haine) revenait accomplir sa vengeance. Ici, point de haine mais tout autant
de démons à combattre afin de récupérer les âmes noires chargées du pouvoir
maléfique. La jouabilité était excellente et l'ambiance prenante.
Bien que conçu initialement pour s'ébattre sur les consoles, Shadow Man
s'accommodait parfaitement de la présence du clavier et de la souris afin
d'être guidé. La manette de jeu dont il était originellement friand
n'était absolument pas obligatoire. Le clavier remplissait parfaitement son
rôle et, s'il le fallait, la réaffectation des touches rendrait plus adaptée
à chacun la pratique du jeu sur PC (tout cela était prévu via un
menu spécifique).
L'action était omniprésente et intense. Néanmoins, la réflexion l'était
aussi. C'était cette dernière qui permettait de gérer au mieux les
multiples allers et retours entre le monde des vivants et le monde des
morts sans qu'il soit nécessaire de prétendre qu'à la longue cela
devienne fatigant.
Shadow Man était éminemment sympathique malgré un physique peu engageant
si on le compare encore à une Lara Croft (Tomb Raider), notamment. Mais,
sans conteste, l'ambiance singulièrement inaccoutumée du jeu avait
contribué à sa réussite. L'univers dans lequel il avait à progresser
était captivant de par son originalité. Les effets de lumière et les
couleurs restituaient admirablement l'atmosphère glauque d'un culte
satanique sans qu'il ait eu besoin de s'en tenir à la tangibilité de
celui-ci. L'humour n'en était pas absent pour autant et certains
dialogues ou répliques étaient délicieux.
L'univers visuel de Shadow Man était soutenu par tout un environnement
acoustique particulièrement recherché. Outre une généreuse musique de
fond (qui revient curieusement à 50% de son volume à chaque démarrage),
on découvrait tout au long du parcours les clameurs les plus diverses.
Le larmoiement des âmes en peine, à fendre les cœurs les plus
accrochés,ainsi que les râles et grognements des immondités qui
attendaient au tournant. Côté environnement naturel, les insectes et
les volatiles de tous poils (ou supposés tels) égayaient des extérieurs
parfaitement rendus. A l'occasion , les alligators faisaient aussi une
apparition, histoire de nous rappeler que l'aventure prenait ses
sources dans la Louisiane profonde.
L'ensemble faisait de Shadow Man un jeu particulièrement savoureux qui
savait faire oublier les quelques petits défauts occasionnés par ses
origines. Pour ma part, en ce qui me concerne et s'il ne tenait qu'à moi
de le dénoncer, son seul point véritablement faible était l'absence du
réseau local comprenant un mode coopératif, qui plus est (vous voyez,
je ne suis pas difficile). Ce dernier aurait permis de partager
l'aventure avec d'autres participants.
Ca fait plaisir de voir qu'en faisant un bon en arrière d'au moins dix
ans, tout n'a pas réellement changé et on peut toujours prendre autant
de plaisir avec des softs tels que celui-là.
La boîte et son contenu :
L'emballage original contenant Shadow Man est particulièrement suave.
Composé d'une base et d'un couvercle s'emboîtant l'un dans l'autre avec
précision, il était bâti à partir de bristols robustes. Sa parure
était de teinte satinée (tendance mate) et la teinte générale est un
bleu-gris chaud couvrant l'ensemble de ses surfaces.
En frontal, on y découvre le faciès de Michael Leroi déguisé en Shadow Man.
Sur la face arrière sont affichés quelques captures d'écran du jeu ainsi que
quelques textes descriptifs, le tout en différentes langues puisqu'il
s'agit là de la version européenne du jeu.
La provenance de cette boîte m'est inconnue puisque celle-ci faisait
partie d'un lot entassé dans une caisse recueillie auprès d'un familier
(tout au moins je sais qu'elle provient de cette récupération mais sans
plus). Dans celle-ci résidaient nombre de jeux allant de l'état de
conservation irréprochable au désastre le plus complet en passant par
quelques contretypes dont je tairai ici l'existence pour ne pas
risquer les foudres d'une loi répressive en matière de
reproduction non autori...
Eh flute ! Je viens de vendre la mèche (s'il vous plait: oubliez ce
dernier point, vous me rendriez service).
Dans cette caisse, écrivais-je plus haut, Shadow Man résidait parmi les
boîtes admirablement bien conservées. Pas un coup, pas une griffe, pas un
pli ne venait maculer les formes replètes de sa volumétrie. Bref, la
boîte était miraculeusement intacte. L'intérieur était tout autant exempt
de déprédation. C'est à peine si l'on pouvait se rendre compte d'un
quelconque intérêt que lui avait accordé son premier propriétaire.
Celui-ci (l'intérieur de la boîte, pas du propriétaire) se compose d'un boîtier
cristallin enfermant un CD-ROM (celui du jeu, forcément). Ensuite, on y
trouve un joli manuel de 53 pages édité en 2 langues qui sont celles
sévissant en Belgique). Sous celui-ci réside un petit
catalogue des productions Acclaim dont le très médiatisé Turok (version
2) et son univers peuplé de dinosaures. Plié en six et construit à la
façon d'un labyrinthe bon enfant , un plan couleur du Monde de Shadow
Man termine le contenu de la boîte que j'ai complété, par la suite,
avec la solution papier tirée du CD-ROM du même jeu présent dans une
revue dédiée au vidéo-ludique, sur lequel elle résidait au format pdf.
Mais il ne me semble pas avoir eu l'avantage de l'utiliser, à ce jour.
Il serait injuste de prétendre que je ne connaissais pas ce jeu avant
l'obtention de la présente boîte car (et je viens à l'instant d'y faire
allusion) la revue PC-JEUX avait édité en 2001 un numéro spécial
contenant précisément le Shadow Man en question, dans sa version complète
qui plus est !
A l'époque, ce fut un cadeau que je n'avais pas manqué d'acquérir, sur le
marché du déstockage (alors fructueux). Jusqu'à l'arrivée du "colis" en
question, je n'avais pas eu l'avantage d'en retrouver la boîte cartonnée
parmi d'autres filières.
Pour l'heure, la boîte de Shadow Man est revenue au premier plan sur
mes étagères afin d'être disponible à discrétion. Car je me dois
d'avouer avoir délaissé ce jeu lors de son acquisition et avoir été
agréablement surpris par l'agrément qu'il me procure lorsque je m'y
adonne. Cette fois, j'ai bien l'intention d'aller plus loin que ce que
j'avais déjà parcouru de ces niveaux, précédemment.
Et aujourd'hui ?
Shadow Man date de l'époque où, sur nos machines, régnait en maître le
système d'exploitation de la maison Microsoft,commercialisé dans sa version
95/98.
J'ai encore l'insigne avantage de détenir plusieurs machines sur lesquelles
s'ébroue ce vénérable système d'exploitation. Quoi d'étonnant, en somme,
puisque mon intérêt pour le jeu vidéo se confond avec cette période et celle
qui précède. Dans le cas présent, l'installation du jeu ne devait poser
aucun problème et, tout naturellement, elle n'en a pas posé.
Shadow Man fonctionne invariablement et parfaitement sous Windows 98.
Puisque l'installation s'est effectuée sur une machine équipée d'un
Athlon 2400+ (équivalent du pentium 4 2Ghz), les paramètres graphiques
peuvent être poussés à leur maximum sans que la fluidité du jeu ne s'en
ressente. Pour profiter pleinement du visuel, il convient toutefois de
prendre le temps de régler l'ampleur de la luminosité du jeu, particulièrement
faible par défaut. Les menus étant extrêmement sombres, c'est à partir
de ceux-ci que l'ajustement devra être effectué. Il ne m'a même pas été
nécessaire de modifier l'ordonnancement des touches du clavier tant
celui proposé me convenait. Ce qui n'empêche que son éventuelle
paramétrisation relève de l'enfance de l'art.
J'ai, tout pareil, procédé à une installation de Shadow Man sur une
machine plus récente (Dual Core à 3 Ghz) équipée du fameux Windows XP
mais celle-ci s'est arrêtée à une tentative d'exécution car le jeu n'a
jamais prétendu vouloir se lancer, mode compatible activé ou pas.
N'ayant pas la main mise sur ce matériel (c'est la bécane de mon épouse, vous
comprenez...) je ne pousserai pas plus loin l'expérimentation.
Toutefois, à lire ce que l'on en raconte sur certains forums, Shadow
Man semble supporter, tant bien que mal, la proximité du système
d'exploitation référencé. C'est sans doute sans compter sur quelques
poussées allergiques telles que celle qui me valut de ne pas pouvoir
en juger.
Ainsi en est-il sans doute avec ce capricieux OS, en fonction de la
configuration matérielle sur laquelle il sévit. Pas de chance
pour moi, donc.
Cela dit, je n'avais aucunement l'intention de me lancer dans l'aventure
que propose Shadow Man à partir de cette machine et encore moins de proposer
une quelconque partie à plusieurs participants puisque le mode réseau en
est totalement absent. Me voilà donc rapidement revenu sous Windows 98
qui séjourne à demeure sur mon Athlon 2400+.
Il reste à installer le petit patch upgradant la version de base du jeu
en corrigeant quelques petits défauts comme un éventuel retour intempestif
sur le bureau ou un hypothétique plantage général tout à fait aléatoire. Rien
de bien méchant, en somme. Ce patch, tout le monde peut le trouver à
l'adresse suivante:
http://games.softpedia.com/progDownload/Shadow-Man-
Patch-Download-41022.html
Avec celui-ci se termine tout ce qu'il y a à savoir sur Shadow Man pour
pouvoir en tirer le meilleur parti. Vous allez rétorquer qu'il reste un
tout petit détail sans importance comme par exemple le fait (sans
conséquence aucune, je le répète encore) que vous n'êtes pas en possession
du jeu. J'en conclurai que voilà une bien triste nouvelle.
Elle pourrait le rester si d'aventure un bienfaiteur tant altruiste
qu'anonyme n'avait mis à disposition, sur la toile, la version française
de Shadow Man, garantissant ainsi sa pleine et entière territorialité sous
un format médiatique majeur (à savoir: le CD-ROM). Cette ineffable variante
est maintenant disponible au téléchargement abusif sur un site abandonware
dont voici aussi l'adresse:
http://www.abandonware-utopia.com/index.php?page=
telechargement&id=988
Suivez mon conseil, précipitez-vous afin de bénéficier de cette opportunité
car des bruits de couloirs tendraient à laisser penser que certains
indélicats s'intéresseraient de très près (trop à mon goût) à la mise
sous tutelle des versions localisées d'anciens jeux, en vue d'une
utilisation mercantile future (en gros: on racle les fonds de tonneaux
pour faire du grisbi). A bon entendeur...
Pour l'heure, c'est sous Windows 98 qui sied à demeure sur un vieil
Athlon 2400+ que je me satisfais de parcourir l'aventure offerte par
Shadow Man. Il n'en demande pas plus et quand bien même son
fonctionnement serait assuré sur des configurations plus récentes, il n'y
aurait pas de raison valable pour l'y transférer puisque, sur cette machine,
je peux encorebénéficier des privilèges indiscutables d'images générées par
un écran CRT (tube cathodique). Comment pourrai-je renoncer à ce que je nomme
volontiers comme étant "le fin du fin en la matière" ?
Je vous le demande.
Cela me permettra de passer d'agréables moments pendant les longues soirées où
il y a du foot à la télé. Autant dire que je vais avoir l'embarras du choix
et du temps libre devant moi pour m'y consacrer.
Car pour paraphraser l'édito d'un mensuel francophone célèbre dans le domaine
du jeu vidéo PC et qui a sillonné la grande époque: chez Rimaimbeur, le
jeu vidéo c'est notre passion !
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